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Nous vous invitons à découvrir

l'article intitulé

 

" Territoires de la précarité, dénis d'humanité "

 

publié

sur le site

 

Pour comprendre les causes économiques, sociales et politiques du phénomène.

 

 

 

 

 Territoires de la précarité, dénis d'humanité                              

 

Par Jean-Pierre Tabin et Hélène Martin,

Haute école de travail social et de la santé Lausanne, HES-SO

                                                                                                                                    suivre le lien >

 

 

 

Extraits :

 

 

La HETSL a conduit trois recherches différentes entre la fin de 2020 et le début de 2021. Ces dernières témoignent de la précarité des conditions de vie de certaines personnes dans le canton de Vaud.

 

Les habitant·e·s des territoires de la précarité ont des problèmes pour se loger, se nourrir, payer leurs factures, faire vivre le moins d’adversité possible à leurs enfants, se soigner, se vêtir, trouver un emploi. Et parfois également pour s’abriter du mauvais temps, se sécher, poser leurs affaires, charger leur téléphone, faire sa toilette, savoir comment passer les longues heures avant que s’ouvre un abri d’urgence. Qui sont ces personnes ?

 


Des visages variés

Au fil de ces recherches, c’est d’abord la diversité qui frappe. L’on rencontre une femme de nationalité suisse, âgée de 78 ans, arrivée à la rue à la suite d’une faillite et du décès de son mari. Une jeune femme sans papiers, hébergée dans un refuge, qui a fui un mari violent avec son bébé et rêve d’une vie « normale ». Un homme de quarante ans, accidenté du travail et qui va être expulsé de son appartement. Une femme de 55 ans qui fait des ménages en Suisse depuis 14 ans, sans permis de séjour. Un homme de 20 ans, qui vit avec sa compagne dans une camionnette et, malgré des titres universitaires, ne trouve de l’emploi ni dans son pays d’origine, ni en Suisse.

 

 

Quand la loi précarise

La précarité oblige à fréquenter les distributions de nourriture, d’habits, de chaussures, à quémander un lit dans un dortoir pour la nuit, à errer dans les rues, à être malade sans pouvoir se soigner et à travailler dans des conditions indécentes. Cette précarité ne vient pas de nulle part. La législation helvétique sur les étranger·e·s y est même pour beaucoup, elle qui prévoit de résilier le permis de séjour en cas de recours à l’aide sociale.

 

 

Emplois indignes

Nombre d’individus qui arpentent les territoires de la précarité sont en effet des travailleurs et des travailleuses qui, obéissant aux injonctions du système capitaliste, migrent à l’intérieur de l’Europe à la recherche d’emploi. Ils en trouvent, mais sans que ces emplois ne leur permettent ni de stabiliser, ni d’améliorer véritablement leurs conditions d’existence : emplois non déclarés (par exemple dans le travail domestique), contrats brefs (notamment via les agences intérimaires), horaires instables, absence de vacances, non-respect des délais de licenciement, CDD très brefs, éventuellement répétés, ne permettant pas d’accéder à ou de prolonger un permis de séjour ou de passer à un permis plus stable, salaires trop bas pour accéder au marché du logement – et, plus généralement, pour assurer la survie.

 

 

 

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