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Projet de formation d'animateur jeunesse

L'Ortra national a lancé une consultation sur 2 questions :

 

 

1. De votre point de vue, dans quelle mesure une formation d'animateur jeunesse ES est-elle nécessaire ?
2. A votre avis, le profil professionnel en question est-il suffisamment autonome par rapport aux deux plans d'études cadre éducation sociale ES et éducation de l'enfance ES, déjà approuvés par l'OFFT, qui les a également mis en vigueur ?
La DOJ/AFAJ "association faîtière suisse pour l'animation jeunesse en milieu ouvert" est à l'origine de ce projet de formation.

Après décision de l'ag sur le principe d'un positionnement et consultation des membres, la réponse suivante a été envoyée le 30 mai 2009 :


Les modifications apportées suite à la consultation sont intégrées en rouge dans le texte


Madame Karin Fehr, secrétaire générale
Organisation faîtière Suisse du monde du travail du domaine social
info@oda-s.ch


OrTra Social : Consultation concernant le plan d'étude cadre animation jeunesse ES

Madame,

La Plateforme romande de l'animation socioculturelle réunit professionnels, formateurs et employeurs des champs de l'animation de Fribourg, Genève, Valais, Vaud, Jura, Neuchâtel et Berne francophone.

Ni sollicités dans la procédure de consultation, ni associés aux travaux de réflexion sur un projet de formation dont l'existence, si le plan d'étude cadre devait être adopté, aurait des conséquences considérables en Romandie, nous tenons, à l'issue d'une longue réflexion, à porter à la connaissance de l'OrTra Social la position concertée de la Plateforme romande de l'animation socioculturelle.

La DOJ fait valoir :
- une demande de professionnels qualifiés que la HETS de Lucerne, la seule à former des animateurs en Suisse alémanique, ne couvre pas
- une aspiration à se qualifier d'une proportion importante d'employés dans l'animation jeunesse , dont une grande partie  ne pourrait pas accéder au niveau HETS, trop élevé quant à l'accès et quant à l'exigence, qui se répercuterait notamment sur la durée des études, difficiles à clore en 4 ans de formation en emploi.

La Plateforme romande de l'animation socioculturelle s'oppose à ce projet de formation pour les raisons suivantes :

Pour ce qui concerne l'emploi :
1. Les places ouvertes trouvent en Romandie des professionnels qualifiés. Plusieurs raisons à cela.
Trois écoles forment des animateurs socioculturels en Romandie, les HETS de Genève, Lausanne et Sion.
Les places de travail sont ouvertes aux animateurs socioculturels ou détenteurs d'un titre équivalent (éducateurs et assistants sociaux, détenteurs d'une titre universitaire, ou d'un DEFA français).
Trouver un emploi est, en fait, une préoccupation pour des animateurs socioculturels dans plusieurs cantons.

2. La plupart des personnes actives dans le travail auprès des jeunes ne visent pas une formation professionnelle. Beaucoup sont des étudiants ou des artistes pour qui l'animation auprès des jeunes est une expérience formatrice, militante ou lucrative. Les personnes désireuses de se former le projettent dans les hautes écoles sociales.

3. Au fil de son expérience des quarante dernières années, l'animation socioculturelle a défendu une approche globale : du travail auprès des jeunes au travail de quartier, de populations spécifiques au tout public, le développement d'un travail culturel, interculturel, intergénérationnel, en réseau, d'insertion, d'intégration, de renforcement du tissu social ...
Le sens d'une approche globale est parfois âprement défendu face aux décideurs politiques. Or, la formation préconisée fait marche arrière pour surenchérir au contraire dans une mission nommément centrée sur "l'animation jeunesse."

Pour ce qui concerne la formation :
4. Les HETS romandes se sont mobilisées pour faciliter grandement l'accès à leurs formations par la voie professionnelle
- entrée - sans sélection- pour les détenteurs d'un CFC ASE avec maturité professionnelle (intégrée dans les formations en école)
- offre d'une formation passerelle spécifiquement prévue pour ouvrir la formation aux professionnels de terrain
- intérêt des HETS pour la mise sur pied de procédures de validation d'acquis
- possibilité offerte de suivre la formation en emploi en 4 ans ou parallèlement à une autre activité professionnelle en 5 ans
Les professionnels de terrain désireux de se qualifier constituent une part importante des étudiants en formation dans les écoles sociales, quantitativement et qualitativement.

5. Une comparaison attentive et systématique des Plans d'Etude Cadres interroge le fait troublant que le plan d'étude cadre de l'animateur jeunesse ES ne présente que de très faibles différences d'avec le plan d'étude cadre de l'animateur socioculturel HETS.
Une telle indifférenciation pour des niveaux de qualification différents pose le problème de mettre sur le marché de professionnels ouvrant à la sous-enchère salariale dans une tendance déjà portée à la réduction des dépenses sociales. Plus grave encore, une telle formation risque de permettre que baisse le niveau de reconnaissance de l'importance d'un haut niveau de qualification pour un travail dont la complexité réelle est difficile à faire reconnaître.

6. Les milieux de la formation et de l'emploi dans le domaine social tendent leurs forces communes pour que les formations initiales soient généralistes, offrant une large base professionnelle sur laquelle la formation continue, dans une dynamique inhérente à nos métiers, vient ajouter des spécialisations pointues requises par l'évolution constante des problématiques sociales. Une formation initiale spécifiquement centrée sur la jeunesse opère à l'inverse de ce mouvement.

7. L'animation socioculturelle est un travail éprouvant dans lequel la mobilité professionnelle permet de se renouveller. La mobilité professionnelle dans le métier d'animateur/trice socioculturel-le est horizontale, en travaillant, au fil d'une carrière, dans des domaines et auprès de populations différentes. Une formation initiale "d'animateur jeunesse" réduit d'emblée cette mobilité, et qui plus est dans un secteur de travail - auprès des jeunes - objectivement identifé dans la profession comme particulièrement épuisant.

Pour ces 7 raisons, la Plateforme romande de l'animation s'oppose à ce projet de formation.
De son point de vue, une formation d'animateur jeunesse ES  n'est pas nécessaire. Les besoins auxquels elle voudrait répondre trouvent, selon l'expérience romande, des réponses que des formateurs, des professionnels et des employeurs s'accordent à trouver plus pertinentes,
- en regard du parcours de formation ouvert aux personnes désirant  se qualifier
- en regard du niveau de qualification visé en adéquation avec l'exigence du travail d'animation socioculturelle auprès des jeunes.





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1 réactions sur "Projet de formation d'animateur jeunesse ":
11.06.2014 17:39
s.weber

Bonjour!

Je n'arrive pas à télécharger les documents de cet article...Ils renvoient à une page "404 Not found".

Meilleures salutations,

Sévrine Weber

 


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