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Réaction au développement de l'AFAJ en Romandie ?

L'AFAJ (association faîtière suisse pour l'animation enfance et  jeunesse en milieu ouvert) remanie depuis 2012 sa structure, cherchant dans chaque canton une association relais. L'objectif financier vise un subventionnement de cette faîtière suisse par les cantons de 1.5 centimes par habitant. Comment se positionne la Romandie  face à ce projet ?

 

Vous trouvez le texte ci-dessous dans le document 10 annexé au bas de ce texte

 

La Plateforme romande de l'animation socioculturelle propose depuis 2003 d'établir avec le DOJ/AFAJ  (Dachverband Offene Jugendarbeit) un partenariat de collaboration dans lequel les subventionnements fédéraux restent intégralement acquis au DOJ, en échange de quoi le DOJ ne cherche pas à constituer une base de membres en Romandie, mais investit la collaboration avec le réseau romand existant autour des pratiques du métier : mutualisation d'expériences, journées nationales, élaboration de dossiers thématiques, traduction d'ouvrages utiles, etc.

 

Le DOJ est régulièrement dans la préoccupation bien compréhensible d'assurer le financement de sa structure, dont ses locaux à Moosseedorf et ses postes permanents, essentiellement un poste de directrice, fonction remarquablement assumée dès l'origine avec énergie et engagement par Elena Konstantidinis.

Les 7 documents annexés (annexes A à G) présentent la restructuration projetée, puis validée par l'assemblée générale des délégués de 2012.

L'assemblée des délégués de ce prochain 12 juin 2013 est notamment appelée à valider deux compléments, l'un sur les cotisations, l'autre sur le droit de vote dans l'organigramme à venir.Le montage financier vise donc à pérenniser les ressources de la structure par le subventionnement à terme du DOJ par chaque canton suisse à hauteur de 1,5 centimes par habitant du canton, via une association cantonale à trouver dans chaque canton.

 

Pendant toutes ces années, la Plateforme s'est opposée à l'expansion du DOJ en Romandie, proposant non pas une affiliation, mais un partenariat de collaboration, pour plusieurs raisons : 

  • L'animation en Romandie est plus large que l'animation jeunesse en milieu ouvert. La dimension culturelle, communautaire, de quartier, tout public de l'animation socioculturelle est à défendre, notamment auprès des décideurs politiques, en montrant par exemple combien le travail auprès des jeunes gagne à s'inscrire dans la collectivité; en montrant comment des centres socioculturels ou maisons de quartier tout public favorisent le vivre ensemble, l'intégration.
  • L'animation a investi une variété de champs autres que la jeunesse, dont la vieillesse, la culture la vie associative,... qu'une organisation représentative de l'animation doit représenter également
  • La Romandie est constellée d'organisations et dl'associations, régionales, cantonales, locales, dans le domaines des activités de jeunesse, de l'animation auprès de personnes âgées, de l'animation de centres socioculturels, qui regroupent des lieux et des professionnels de l'animation. La culture en Romandie n'est pas de centraliser, mais de soutenir l'existence et la spécificité de chaque organisation, en développant le travail en réseau.
  • L'animation en Romandie et l'animation en Suisse alémanique se sont construites sur des fondements historiques, des courants théoriques et de pratique différents. Le dialogue est enrichissant, pour apprendre de nos différences. Par contre, la perspective d'une faîtière alémanique qui prescrirait en Romandie les orientations de l'action est inquiétante.
    • D'autant plus si la faîtière est financée par les cantons. Des tensions peuvent exister entre la logique de la commande politique et la logique du métier. Non pas parce que les professionnels résisteraient à toute injonction, ou toute autorité. La résistance est toujours liée au sens-même de l'action. La commande de prestations est parfois le reflet de représéentations ou de peurs, alors que la logique de métier investit un patient travail qualitatif de tissage de confiance, préventif, participatif et de proximité, pas toujours apparent, parfois souterrain.
    • Par leur subventionnement direct de la faîtière suisse de l'animation jeunesse, on peut craindre de voir les cantons investir l'orientation de l'action, ou passer commande de prestations,à un niveau national, régional ou cantonal,  alors que l'action prend d'abord sens dans sa co-construction, réunissant les acteurs, habitants, usagers, professionnels, décideurs politiques au niveau le plus local.
    • Nombre de lieux d'animation sont gérés par des associations d'habitants ou de quartier, qui sont appelés, historiquement et culturellement en Romandie, à contribuer à définir stratégiquement l'action. Cet ancrage citoyen dans la participation est fragile, parce qu'à contre-courant des tendances centralisatrices, dans la reconnaissance de l'autonomie et des spécificités locales.
  • Un financement par les cantons romands d'une faîtière alémanique équivaut à exporter des moyens financiers qui ne seront pas  affectés à soutenir des initiatives locales. La question de la contrepartie en prestations se pose alors. Le DOJ la décline en 10 bonnes raisons (annexes D et E). Cependant, de nombreuses organisations romandes  (GLAJ, CEMEA, délégués jeunesse, etc. )  fournissent des services à valoriser, qui sont ajustés, pertinents et performants, sur le plan de la formation, de l'information, de la documentation, de la coordination,des méthodes et outils d'action, de la mutualisation d'expériences et de compétences,...
  • L'extension en Romandie d'une faîtière alémanique viendrait en concurrence sur le plan de l'adhésion de membres. La proposition faite au DOJ par la Plateforme a ainsi été, pendant toutes ces années, de laisser aux besoins du DOJ l'intégralité des subventions fédérales, en particulier de l'OFAS (office fédéral des assurances sociales), sans aucune demande de partage, en contrepartie de quoi le DOJ ne chercherait pas à étendre sa base de membres en Romandie. Par contre, le rôle de faitière suisse - que le DOJ doit jouer vis-à-vis de son financement fédéral - serait joué par le DOJ en développant des occasions d'échanges entre professionnels sur les pratiques d'animation de toutes les régions, francophone, italophone, germanophone. Cette proposition de partenariat a fait l'objet d'écrits partagés avec le DOJ, comme en témoignent les annexes 8 et 9. Mais il semble que les besoins financiers structurels du DOJ nécessitent sa restructuration extensive.
  • Enfin et surtout, des désaccords importants mobilisent répétitivement la Romandie face aux initiatives du DOJ. Si, aujourd'hui, la mobilisation vise à ce que ces initiatives ne soient mises en oeuvre que dans la partie alémanique de la Suisse, qu'en sera-t-il demain si le DOJ est implanté en Romandie ? Pour mémoire des désaccords : 
    • le projet de créer une formation d'animateur jeunesse de niveau ES, rejetée en2008
    • le retour, en 2011, avec le projet cette fois de créer une formation d'animateur communautaire de niveau ES, actuellement dans sa dernière phase de consultation, formation pour laquelle un positionnement défavorable est soumis aux membres de la Plateforme
    • le projet, en 2009, d'instaurer un label qualité pour l'animation, auquel la Plateforme s'est opposé.
    • le retour, en 2011, avec le projet de décliner des critères et indicateurs de qualité pour l'animation, dans l'idée de commercialiser guide et formations à l'usage de ces critères. Le risque est de voir imposée un jour dans les domaines de l'animation l'exigence administrative d'informer la batterie de critères élaborés dans ce projet. Ces critères ont certes du sens,mais la tendance vers une logique gestionnaire d'heures de terrain vouées au travail de bureau est déjà assez forte sans contribuer à l'accentuer.

 

 

Le projet actuel de restructuration  se poursuivra si les romands ne réagissent pas. Son application en Romandie est  projetée, mais encore hésitante.

Il est temps pour la Plateforme de sonder ses membres quant à ce nouveau projet de progression du DOJ en Romandie.

Le sondage est lancé. Les premiers échos, s'ils sont déjà nombreux ou consistants, pourraient être relayés à l'assemblée 2013 des délégués du DOJ ce vendredi 14 juin. 

 

 

 

Trois chemins sont ouverts pour réagir : 

- via le forum ci-dessous

- via le formulaire d'inscription ci-après, qui permet une forme de consultation

- par retour de mail à info@anim,ch


 





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3 réactions sur "Réaction au développement de l'AFAJ en Romandie ?":
07.06.2013 12:22
doj

Bonjour

 

un "projet d'extension du DOJ dans la Romandie", comme il est exprimé dans l'email de la part de l'anim avec lequel les membres ont été invités à participer à ce sondage, n'existe pas.

En outre il est important de noter que nous ne demanderons pas directement de l'argent de la part des cantons. La cotisation est une cotisations des associations cantonales qui sont depuis le 1er janvier des membres collectifs pendant que les lieux d'animation jeunesse dans les communes qui leur adhèrent sont automatiquement des membres affiliés. Le DOJ/AFAJ ne demande pas que la seul source pour le financement des cotisation soit de l'argent de la part des cantons.

Voir les statuts: PDF

et le règlement sur la cotisation des membres http://www.doj.ch/893.0.html?&L=1
 

Des réseaux ou associations qui ne sont pas des membres et/ou les cantons ou une telle organisation n'existe pas ne sont pas touchés par ce règlement.

 

Il faut aussi prendre note que seulement les membres du DOJ/AFAJ peuvent poser des propositions formelles à l'assemblée des délégués du 14 juin et que le délai pour faire cela à expiré le 1er juin. Néanmoins, le comité de la DOJ/AFAJ est absolument prêt à répondre aux questions ou/et à discuter la situation lors de ses séances (la prochaine après le 14 prenant place le 4 septembre) ou lors d'une rencontre avec des personnes intéressées ou des représentants de la Plateforme.

 

Nous regrettons que ce sondage soit basé sur des informations tellement équivoques et que la Plateforme n'ait pas pris contact avec nous avant de prendre cette initiative.

De notre part, nous tenons aux accords qui ont été trouvé avec la Plateforme au cours des années passés et s'il y a une idée de "progression", il s'agit de continuer le dialogue avec des partenaires en Suisse Romande, dont la Plateforme est le plus important, et de cultiver la cooperation.

Les opinions des membres de la plateforme sont alors aussi très intéressantes pour le DOJ/AFAJ, mais on vous prie de considérer la situation telle qu'elle est en réalité.

 

Meilleures salutations,

Elena Konstantinidis, directrice DOJ/AFAJ

 
08.06.2013 10:43
d.warynski

Merci pour cet engagement écrit à tenir la base d’adhésion de membres au DOJ dans les limites géographiques de la Suisse alémanique.


Il dissipe un doute que la carte nationale des réseaux ou associations existantes laissait planer sur la Romandie.

http://www.doj.ch/907.0.html?&L=1

Pour Le Jura, Neuchâtel, Vaud, le Valais francophone et Genève, il est mentionné que ces cantons n’ont pas d’association « pour le moment ». Au sens, justement, des statuts et du règlement cités, la carte pouvait laisser – faussement, donc - à penser que constituer de telles associations relais était un objectif stratégique pour le DOJ.

Nous comprenions la mention de la Plateforme sous la rubrique « voir », présente pour Le Jura, Neuchâtel, Le Valais francophone et Genève, comme le début d’une liste qui identifie l’ensemble des associations et organisations existantes. Cette mention manque sans doute par erreur pour Fribourg et Vaud, où figurent comme associations cantonales l’association fribourgeoise des animateurs socioculturels, effectivement membre du DOJ, et le GLAJ pour le canton de Vaud.


La Plateforme romande a toujours soutenu l’idée que les cantons bilingues profitent des prestations de part et d’autres de la Sarine. Imaginons avec créativité des cotisations combinées !


Merci pour ce mot qui dissipe également un doute quant à la compréhension des documents portés par le DOJ à l’assemblée des délégués du 14 juin, soit les annexes F et G ci-dessus, où les cantons romands figurent dans le scénario des revenus financiers escomptés.
N’étant pas membre du DOJ, la Plateforme n’entendait faire aucune proposition formelle à l’assemblée des délégués du 14 juin, mais souhaitait ouvrir en écho débat et réflexion sur ces objets. Merci encore une fois d’investir le débat et d’enrichir la réflexion.


Merci pour la précision apportée. En effet. la restructuration prévoit que ce soit via les organisations cantonales que soit demandé à l’avenir une contribution plus importante de la part des cantons, comme l’exposent clairement les pages 10 et 11 de l’annexe A ci-dessus « proposition de nouvelle structure » jusqu’à cette conclusion :


« - Mettre les cantons à contribution
Cette structure des cotisations de membres ne doit premièrement pas «saigner» les
associations cantonales, mais mettre les cantons eux-mêmes à contribution. Le but
est que chaque association cantonale (etc.) reçoive de son canton une subvention
suffisamment élevée pour que la cotisation de membre AFAJ y soit comprise et les
travaux des associations cantonales rémunérés et indemnisés. Sur la base des
structures décrites ci-dessus, le but n’est pas que la Confédération soutienne le travail
de l’AFAJ alors que les cantons ne le fassent que rarement ou pas du tout. Avec le
modèle proposé, nous avons pour objectif en même temps un soutien adapté de
l’AFAJ par les cantons, tout comme une contribution financière appropriée versée aux
associations cantonales. »

 

 

Si pour toutes les raisons exposées, la Plateforme tient à sonder les acteurs romands de l’animation quant au partage ou non des réserves que suscite l’actuel projet de restructuration du DOJ, l’intérêt réel est de pouvoir poursuivre tranquillement avec le DOJ la coopération engagée sur les passionnants projets de collaboration autour de l’action de terrain de l’animation socioculturelle et de l’animation jeunesse en Suisse.
L’initiative de la HES de Lucerne, de monter un symposium national de l’animation les 20 et 21 novembre 2014 mobilisera nos forces convergentes.


Merci d’avoir posté ce message rassurant dans ce forum, qui permet de concentrer à nouveau les forces sur ce qui nous rassemble dans le soutien, la valorisation et le développement de l’animation en prise avec l’évolution des réalités du terrain social.

Concrétisons rapidement la rencontre proposée !

 
10.06.2013 14:27
doj

Je te cite:

"Nous comprenions la mention de la Plateforme sous la rubrique « voir », présente pour Le Jura, Neuchâtel, Le Valais francophone et Genève, comme le début d’une liste qui identifie l’ensemble des associations et organisations existantes. Cette mention manque sans doute par erreur pour Fribourg et Vaud, où figurent comme associations cantonales l’association fribourgeoise des animateurs socioculturels, effectivement membre du DOJ, et le GLAJ pour le canton de Vaud. "

 

Je te prie de m'envoyer par email personnalisé le lien dont tu parles parce que je ne comprends pas le criticisme. Nous nous sommes donnés de la peine pour montrer tout le territoire/les membres de l'anim sur la carte et la liste des réseaux cantonaux et régionaux, voir par exemple pour le canton de Fribourg : http://www.doj.ch/index.php?id=914&L=1

 

La carte et liste montrent des réseaux/associations cantonales sans donner l'information si une telle soit un membre de l'AFAJ ou non. C'était une décision consciente de les montrer comme cela parce que cette partie du site sert à infomer tout les personnes concernées ou intéressés sur les réseaux existants au niveau cantonal et régional et pas sur une liste de membres de la DOJ/AFAJ.

 

En outre, même n'étant pas un membre, vous devriez avoir reçu un mot de passe qui vous invite à rédiger la partie de la banque de donnés qui décrit les réseaux et qui vous concerne. Je t'invite à faire cela. Au cas ou tu n'aurais pas reçu le mot de passe (il existe sur la liste!), il s'agirait d'une faute organisatoire pour laquelle je te prie de m'excuser et de me le dire, et te le ferais parvenir.

 

Il est vrai que nous aimerions que les cantons contribuent financièrement - si possible et s'il choisissent eux-même de le faire - au travail des associations cantonales de l'animation jeunesse (au premier plan) et ainsi indirectement au travail de l'AFAJ - LA OU IL EXISTE UNE ASSOCIATION CANTONALE MEMBRE.

 

 Je propose d'arrêter la discussion de nos statuts ici  et je vous invite encore une fois à nous contacter directement pour que le projet te soit expliqué. Contactez notre président rolf.heusser@doj.ch, le membre du comité responsable pour  les questions regardant les régions linguistiques, ulrike.armbruster@doj.ch ou la direction.

 

meilleures salutations

 

Elena Konstantinidis

 


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