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Conférence de Jean Maisondieu
 
« Vieillissement et vie affective : quel devenir ? »


Notes prises à l'écoute de la conférence de Jean Maisondieu, psychiatre des hôpitaux de Poissy,

lors d'une journée de formation organisée par La Source, Haute Ecole de la Santé, et l’éésp, école d’études sociales et pédagogique, Lausanne

 

pour télécharger  le texte en son entier, le fichier est joint en bas de l'article

 

«Il s’agit de démontrer comment l’âgisme ambiant aboutit à la déconsidération de la vieillesse et à l’exclusion des vieux, pour faire le lit de troubles psycho-psychiatriques spécifiques chez les personnes âgées, troubles, dont le paradigme est le processus démentiel malheureusement réduit dans l’esprit de tous à la Maladie d’Alzheimer uniquement perçue comme un processus neuro-dégénératif primaire, alors qu’elle est bien plus que cela. Elle est l’aboutissant d’un processus d’abjection.

Naufrage sénile, syndrome de Thiton, complexe de Midas, angoisse de mort, mais aussi abjection, horreur et abjection, horreur et absurdité sont les concepts cles de ce panorama de la gérontophobie pathogène de notre société. »

 

 

Comment faisons-nous avec ce double message dans notre société :
- vivez longtemps, soignez-vous, longue vie !
- Il n’y a plus de place quand on devient âgé.
La mort fait peur. La mort et la peur sont niées.

Si on a des trous de mémoire on dit tout de suite qu’on a la maladie d’Alzheimer, mais quand on l’a, on ne dit rien. Perdre la raison permet d’oublier que l’on va vers un avenir sans intérêt. Les déments sont comme des enfants souffrants qui n’ont plus de rôle dans la société, dont il faut s’occuper. Stimuler, c’est réanimer, mais certaines personnes ne veulent pas, résistent, et se ferment de plus en plus.Les déments reçoivent toute la journée des regards qui se détournent, et ils s’enfoncent. Le dégoût est peu verbalisable. Pareillement, notre regard ne veut pas voir les clochards.
On détourne le regard d’eux, qui développent des troubles de la personnalité. Le gâtisme est le processus d’exclusion du vieux qui représente la mort.

La maladie existe, mais nous la créons, la construisons, y contribuons.
Alors, plus on se rend compte qu’on est mauvais, plus on commence à être bon…
Car comment travailler en tant que soignant quand on résiste à s’identifier à l’autre ?

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