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Contexte et mesures mises en place
Insertion socioprofessionnelle des jeunes dans le canton de Neuchâtel



Contexte neuchâtelois

La problématique de « l’insertion professionnelle » post-scolarité obligatoire apparaît significativement à La Chaux-de-Fonds au début des années 90. A cette époque, lorsqu’un jeune se trouve sans solution de formation ou d’emploi à la fin de la scolarité obligatoire, il peut s’inscrire comme demandeur d’emploi et percevoir Frs 1700.- d’indemnités mensuelles durant 2 ans.
En 1993, plusieurs membres de l’école secondaire de la Chaux-de-Fonds, inquiétés de constater chez leurs élèves, un phénomène de démotivation à rechercher des solutions de formation ou d’emploi, s’engagent dans une réflexion. De ce questionnement, un programme pilote « d’occupation » voit le jour la même année. Baptisé « Atelier Jeunes-Emploi » ce programme est placé sous la responsabilité du Service cantonal de l’emploi, sa conduite est confiée à un animateur. L’objectif de ce programme est de permettre la mise en place d’un projet professionnel réaliste et réalisable, au terme d’une période de six mois, qui peut être prolongée jusqu'à douze mois maximum. Dans l’idéal, il s’agit d’un projet de formation. Mais pour certains, le but visé est une insertion professionnelle.

En 1995, un projet similaire se développe à Monthey, en Valais. Il sera choisi comme projet pilote par l’OFIAMT (Office fédérale de l’industrie des arts et métiers) actuellement SECO, (Secrétariat à l’Economie ), et portera le nom de semestre de motivation (SeMo).

Pour répondre à la demande croissante, en juillet 1997, une deuxième structure ouvre ses portes sur le littoral neuchâtelois. Le service de l’emploi confie sa conduite à une équipe composée principalement d’animateurs socioculturels.

Parallèlement au canton de Neuchâtel, le phénomène grandit dans toute la confédération. Il est important de noter que tous les jeunes qui se trouvent en situation de non insertion ne s’inscrivent pas forcément dans un ORP comme demandeur d’emploi. L’ampleur du phénomène dépasse donc largement ces chiffres.
De plus, cette problématique ne peut se réduire aux seuls jeunes sortant de la scolarité obligatoire. En effet, les jeunes sortant d’une formation achevée avec succès peinent aussi à entrer sur le marché du travail. C’est donc une part plus importante des 20-24 ans qui sont également touchés par les difficultés d’insertion professionnelle.

En outre, ces dernières années, plusieurs facteurs socio économiques sont venus complexifier la problématique. En premier lieu, la diminution constante des places d’apprentissage mise en tension avec l’élévation des exigences de formation contribue également à rendre encore plus difficile la situation des jeunes qui possèdent un faible bagage scolaire lorsqu’ils se retrouvent face à la formation ou à l’emploi. Cette situation embarrasse aussi les entreprises formatrices qui sont soumises au impératifs de rentabilité et auxquelles ont demande d’investir davantage de temps et de moyens dans la formation, mais aussi dans les stages et le recrutement des futurs apprentis. Dès lors, l’introduction des nouvelles réglementations sur la formation professionnelle en 2003 explique peut-être partiellement, l’augmentation massive de jeunes demandeurs d’emploi inscrits auprès des ORP depuis cette année là.
La proportion des 19-24 ans sans solution ni revenu a engendré simultanément une forte demande d’aide aux services sociaux ainsi qu’aux institutions d’aide sociales (CSP, Caritas, etc.)


Mesures mises en place par l’Etat

Durant ces années, dans le canton de Neuchâtel, l’Etat s’est mobilisé par le biais de ses institutions pour mettre en place différentes mesures et tenter d’endiguer le phénomène. A ce jour, elles sont au nombre de 26. Pour la partie de ce rapport relative au dispositif mis en place par les autorités, je me suis largement appuyé sur l’inventaire des mesures existantes établi par le groupe de travail DEP-DFEAS pour la coordination des mesures d’insertion en faveur des jeunes. Je tiens à remercier sa présidente Madame Nadia Gagg-Dagon qui a accepté de nous communiquer cet inventaire et permis son utilisation dans le cadre de cet article.
Ces mesures sont disséminées dans tout le canton. Elles répondent à des exigences qui sont parfois très spécifiques . Leur financement est souvent lié à l’autorité à laquelle elles sont soumises. Cependant, certaines mesures comme Job service et son village d’artisans sont des associations ou des fondations largement soutenues par les financements publics et privés, alors que d’autre comme le Semestre de motivation sont crées par les services de l’Etat et sont financées par la confédération, par le biais de l’assurance chômage.
L’inventaire dressé par le groupe de travail pour la coordination des mesures d’insertion en faveur des jeunes montre qu’on y trouve des mesures qui peuvent relever de l’instruction publique, de l’assurance chômage, des prestations de formation AI, de l’accompagnement socio éducatif en internat ou non, de services ou d’offices cantonaux et communaux, etc.

A ces mesures ont peut adjoindre aussi les services, les associations et fondations dont le mandat est de soutenir la jeunesse par différents moyens et qui dans la réalisation de leur mission soutiennent ou sont amenés à soutenir des processus d’insertion socio professionnelle. On notera : L’OROSP (Office d’orientation scolaire et professionnelle) le groupe appui des ORP (qui suit les jeunes demandeurs d’emploi), l’AEMO (action éducative en milieu ouvert), les services conseils des écoles professionnelles, les foyers, maisons des jeunes ou des apprentis, les programmes d’insertion de l’action sociale, les différentes institutions actives dans le domaine du handicap, des dépendances et de la santé mentale.

Actuellement, l’Etat de Neuchâtel est en train de se doter de nouveaux outils d’insertion professionnelle qui seront vraisemblablement activé en 2007. Ces réformes encore en réflexion devraient, entre autre, faire appel aux entreprises privées par le biais d’un système d’allocation d’emploi.

La suite de ce dossier est constituée d’un tableau récapitulatif des différentes mesures et prestations existantes dans le canton de Neuchâtel en faveur de l’insertion des jeunes. La dernière partie du dossier constitue un « mode d’emploi » à l’usage des animateurs pour conseiller les jeunes selon leurs âges, niveau de scolarisation, demandes et/ou difficultés spécifiques.




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