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Structures et prestations à disposition des jeunes
INSERTION SOCIALE, CULTURELLE ET PROFESSIONNELLE DES JEUNES DE 15 A 20 ANS

Les structures et prestations proposées dans le canton de Vaud


Introduction

Selon des données fournies par le SCRIS-Vaud -Service Cantonale Recherche et Information Statistique-, on peut constater que dans le canton de Vaud, au cours de ces dernières années, l’offre en matière de places d’apprentissage reste relativement stable.
En 2000 elles sont 5.046; en 2004, 5.287. Par contre, en comparaison du nombre de contrats signés en 2005, la moyenne annuelle des contrats d’apprentissage se révèle comme supérieure durant la période 1975-1988. En septembre 2005, sur 10.777 jeunes issus du système de formation (en sens large) et sur 6.819 jeunes orientés vers la formation professionnelle, le canton de Vaud assure 4.970 contrats d’apprentissage (Direction de la formation professionnelle: rapport n°4-05 du 5 octobre 2005).
Une véritable progression est remarquée, par contre, quant aux taux d’échecs: en 1982 en présence de 4.704 candidats, le taux se fixe à 12,6%; en 2004, sur 4.460 candidats, il monte à 18%. Toujours en 2004, ces échecs touchent 22% des garçons et 13,1% des filles tandis que des données spécifiques sur les candidats étrangers ne sont pas disponibles.

I. Le système et ses acteurs

Dans le cadre de la Loi sur la Formation professionnelle (LFPr) de 2002, l’état de Vaud prévoit que tout élève de 15 ans révolus, libéré de la scolarité obligatoire, est en droit de commencer un apprentissage au sein d’une entreprise ou dans les écoles des métiers.
Pour l’apprentissage en entreprise, les cours théoriques sont donnés dans des écoles professionnelles et l’entrée en entreprise est liée à la signature d’un contrat entre l’apprenti et l’employeur. Pour les écoles des métiers, les cours théoriques et la formation pratique sont tous deux dispensés par les établissements en question ; quant à l’entrée en formation, elle est tributaire de la scolarité suivie et des notes obtenues à l’école ainsi que d’examens d’admission.
Les deux filières durent trois ou quatre ans et se terminent avec l’obtention d’un CFC, certificat qui permet l’accès à une maturité professionnelle.
Parallèlement à la formation professionnelle traditionnelle (Formation Professionnelle Initiale en 3 ans ou 4 ans, comme redéfinie par la LFPr), le Département de la Formation et de la Jeunesse du canton de Vaud a introduit depuis 2005 une «Formation Professionnelle Initiale en 2 ans». Appliquée encore à un nombre restreint de professions (par exemple, les métiers de la construction sont opposés à cette voie), elle amène à une attestation reconnue par la Confédération et permettant d’exercer une profession à part entière. Selon la LFPr, cette formation devrait remplacer pour 2008 l’actuelle Formation Elémentaire.
A considérer aussi le Préapprentissage dont la durée est d’une année: il permet de combler un retard scolaire important et débouche sur une formation professionnelle initiale en 2 ou 3 ans. Il peut s’effectuer soit sous une forme duale (chez un maître d’apprentissage), soit dans un SeMo -Semestre de Motivation-, ou encore au COFOP -Centre d’Orientation et de Formation Professionnelle-.
Formation Professionnelle Initiale en 2 ans, Formation Elémentaire et Préapprentissage s’adressent à des jeunes qui ne sont pas en mesure de commencer un apprentissage dans l’immédiat ou de le mener à terme faute d’avoir les aptitudes et/ou les connaissances préalables nécessaires.
Des passerelles sont établies entre les différentes filières et cela dans l’idée d’assurer la perméabilité du système et de répondre à l’évolution personnelle de chacun-e.
Elaboré en 2004 dans le cadre du Conseil EJVA, le Contrat de Stage de Transition se présente comme une ultérieure mesure destinée à toute personne âgée entre 15 et 20 ans qui, après la sortie de l’école obligatoire ou la rupture d’un contrat d’apprentissage, est en attente de trouver une solution de formation professionnelle adaptée à ses besoins ou de commencer une telle formation (apprentissage). Le contrat de stage de transition, dont la durée maximale est de 10 mois, suppose en principe qu’un contrat d’apprentissage soit déjà signé par le stagiaire et l’entreprise censée le former.

Dans la Formation Professionnelle Initiale les intervenants institutionnels auprès des apprentis sont nombreux :

1. Le maître d’apprentissage (ou maître professionnel)
Partenaire du contrat d’apprentissage et formateur responsable. Selon la LFPr il doit constater le niveau de l’apprenti dans un rapport périodique discuté avec le jeune.

2. Le commissaire d’apprentissage (ou commissaire professionnel)
Il est proposé par l’association professionnelle de la branche ou par le syndicat. Au travers de visites régulières dans les entreprises, il juge de la relation entre apprenti et maître d’apprentissage. Il joue le rôle de médiateur dans les litiges qui éventuellement opposent les deux.

3. La commission d’apprentissage
Elle est composée du préfet du district (à Lausanne, un avocat), d’un secrétaire et du commissaire professionnel de la branche concernée. En cas de litige, et sur demande du commissaire ou de l’apprenti, elle se réunit en présence de l’apprenti, de ses représentants légaux, du maître d’apprentissages et, si nécessaire, des enseignants, pour essayer de résoudre le conflit. Cosignataire du contrat, cette commission reçoit l’avis de rupture et en informe les écoles et les commissaires d’apprentissage. Elle dirige les apprentis en rupture vers les services d’orientation.

4. Le Service de la Formation Professionnelle -SFP-
Il coordonne l’activité des intervenants et conduit la politique fédérale en matière de formation dans le canton.

5. L’Office Régional d’Orientation Scolaire et Professionnelle -OROSP-
Lieu possible de détection des problèmes, pour autant que les jeunes y fassent appel.

6. L’Ecole Professionnelle et ses enseignants
Le médiateur scolaire. Enseignant déchargé de son enseignement pour 2 périodes par semaine, il est à la disposition des élèves pour tenter de résoudre les situations problématiques.

7. Infirmière scolaire
Elle voit systématiquement tous les élèves en première année, ainsi que ceux qui la contactent les années suivantes.

Cette «panoplie» d’intervenants manque de coordination et elle est peu sollicitée par les apprentis (souvent par méconnaissance). En conséquence, la majorité de ces professionnels est absente lors de litiges, mais aussi lors de la rupture même du contrat. C’est important à souligner puisque, en moyenne, 1 contrat sur 6 est rompu chaque année, soit pas loin de 20%.

II. Les structures et leurs prestations
Dans le cadre de la Loi sur la Formation Professionnelle (LFPr) de 2002, les structures publiques, parapubliques et privées vaudoises dont le mandat est de soutenir l’«insertion socioprofessionnelle» des jeunes sortis de l’école obligatoire sont quasiment pléthoriques, puisqu’il en existe pas moins de 22.

1. Office de Perfectionnement Scolaire, de Transition et d’Insertion Professionnelle -OPTI-
Cette structure cantonale dépendant du Département de la Formation et de la Jeunesse de l’Etat de Vaud (DFJ) accueille pour une année des élèves de 15 à 18 ans de VSO, VSG et de la pédagogie compensatoire qui n’ont pas trouvé de places de formation au terme de la scolarité obligatoire. Il s’agit donc d’une «dixième année» finalisée à faire découvrir le monde des métiers, à compléter les connaissances scolaires et à prendre confiance pour une meilleure intégration dans le monde des adultes. Les élèves ayant déposé un dossier d’admission complète et prouvant leur volonté d’insertion par des stages, lettres de postulation ou consultation de conseillers d’orientation sont admis.
A Lausanne, il existe aussi des classes d’accueil –PERF- qui reçoivent des jeunes étrangers de moins de 20 ans arrivés récemment en Suisse et trop âgés pour être admis dans l’école obligatoire.

2. Centre d’Orientation et de Formation Professionnelle -COFOP-

En alternative à l’OPTI, le COFOP se présente, à Lausanne, comme un secteur de préformation, avec un cadre renforcé et spécialisé, ouvert à des jeunes cherchant essentiellement une formation pratique.

3. Office Cantonal d’Orientation Scolaire et Professionnelle -OCOSP/OSP-

Ce service qui est présent sur l’ensemble du territoire vaudois a comme objectif d’aider le jeune en formation ou apprenti à élaborer un projet professionnel. L’OCOSP assure des entretiens individuels, un système d’information et documentation et organise des stages de durées différentes pour que les jeunes puissent se familiariser avec la réalité professionnelle et vérifier leur compétences.
Ateliers, formations et cours d’appui, de 1 à 5 ans, débouchant sur un CFC ou sur une formation élémentaire. Cette structure est financée par le canton et, à l’origine, était prévue uniquement pour les jeunes en difficulté envoyés par le Service Protection Jeunesses –SPJ-.

4. CHARTEM
Structure, intégrée au COFOP, elle s’adresse à des jeunes en difficultés psychosociales et elle leur permet sur une période d’une année d’acquérir une préformation dans les métiers du bâtiment et des services. L’encadrement est assuré par des jeunes ayant fraîchement obtenus leur CFC. La structure est financée par le SPJ.

5. Bilan, Information, Orientation -BIO-
Les jeunes qui n’ont pas accès à l’OPTI ou aux préapprentissages peuvent contacter une des six permanences BIO (Aigle, Renens, Nyon, Payerne, Yverdon, Vevey) réunissant, sous l’égide des SeMo, les compétences de maîtres socio-professionnels, conseilleurs en orientation, enseignants, en liaison avec les prestataires médicaux et sociaux. L’accompagnement (bilan des compétences, élaborations d’un projet professionnel, stages, visites en entreprises, recherche active de places de formation) dure deux mois. Le but est de dégager un projet professionnel et de trouver un débouché (souvent un semestre SeMo).

6. Semestre de motivation -SEMO-
Mesure active prévue par la LACI et financée par le Fond de Compensation de l’Assurance-Chômage pour les jeunes qui s’inscrivent au chômage au terme de la scolarité ou suite à la rupture de leur apprentissage. On y accède donc par le biais de l’ORP -Office Régional de Placement-. Par des activités variées et grâce à une étroite collaboration avec les OROSP, les communes et les entreprises locales, les SeMo visent à permettre à ces jeunes de retrouver confiance. L’objectif est l’acquisition d’une formation reconnue. Les SeMo existent dans six localités sur le canton de Vaud, dont Mobilet à Lausanne.

7. Direction de la Formation Professionnelle Vaudoise -DFPV-

La DFPV examine et approuve les demandes de «préapprentissage », de «formation pratique», de «formation professionnelle initiale» et de «formation élémentaire».

8. Office régional de placement –ORP-
Il permet de bénéficier de mesures comme:
a. Semestre de Motivation (SeMo)
b. Stages en Entreprises d’Entraînement (EE)
c. Emplois temporaires Subventionnées (ETS)

9. Transition Ecole-Métier -TEM-
Mesure créée par le Centre Vaudois d’Aide à la Jeunesse –CVAJ- et Jet Service pour offrir (sur demande des acteurs de la formation) un soutien à des jeunes rencontrant des difficultés à mener à bien leur formation professionnelle.

10. Espace de Transition pour Adolescents -EtrA-
Institution qui offre à des jeunes allant de 14 à 18 ans un rattrapage scolaire individualisé, des ateliers, des stages et des activités diverses (sportives et culturelles). Elle aide dans la recherche d’une formation professionnelle et peut accueillir des élèves en difficulté par rapport à un comportement inadéquat dans le cadre scolaire. Le contrat stipulé dure 3 mois, renouvelable une fois. Une contribution financière est demandée.

11. Jet-Service
C’est le secteur « Jeunes et travail » du Centre Social Protestant du canton de Vaud. Destiné à des jeunes de 16 à 25 ans, il propose un service d’appui et d’information à ceux qui rencontrent des difficultés soit pour rentrer en formation soit au cours de leur formation ; il offre aussi une permanence juridique ainsi qu’une bourse de petits travaux temporaires dans l’attente d’une formation.

12. Action Educative en Milieu Ouvert -AEMO-
Aide (relationnelle, cours d’appui) et orientation aux mineurs en difficulté.

13. Action Socio-Educative en Milieu Ouvert
Suivi socio-éducatif des adultes en difficulté.

14. Start’up
Pour les jeunes sans solution professionnelle et âgés entre 15 et 22 ans. Cette structure propose différents services gratuits (orientation, stages, suivi, cours d’appui). Elle assure un suivi socio-professionnel aux projets proposés par les jeunes et une aide à leur concrétisation.

15. MDJ’UMP
Unité multi-programmes de la Maison des Jeunes proposant des unités de formation, ainsi qu’un suivi et un accompagnement des jeunes en difficulté professionnelle. Les différentes unités de formation, d’une durée de trois mois, visent le développement du jeune par la constitution d’un projet professionnel. Ce service est financé par le SPJ.

16. Rimeille.fm
Projet d’accompagnement de la Maison des Jeunes. En une année, le jeune doit atteindre les objectifs qu’il s’est fixé. Ce projet est réservé aux 15-18 ans en contact avec le SPJ ou en difficulté sociale. Financé par le SPJ avec l’aide des parents.

17. Unité de Travail Temporaire -UTT-
Soutien d’une année pour redonner goût aux jeunes hors circuit formatif/professionnel pour une activité professionnelle au travers de placements temporaires, de stages de travail, d’ateliers, de bilans de compétences réguliers et d’appuis intensifs.

18. Centre d’Etudes et de Formation Intégrée du Léman -CEFIL-
Il favorise, entre autres, une réintégration sociale et professionnelle des adultes (dès 18 ans) qui ont souvent connu auparavant des ruptures de formation. Ce centre est financé conjointement par le secrétariat d’Etat à l’économie –SECO-, Lausanne, le DSAS et l’OFSP.

19. Retravailler Corref / Centre d’Orientation, de Réinsertion et de Formation
Pour les lausannois de 18 ans au minimum. Entretiens individuels, orientation, aide à construire un projet professionnel.

20. Fondation Mode d’Emploi
Service payant qui propose des bilans de compétences, une orientation et des conseils en recherche d’emploi.

21. Fondation d’Aide aux Requérants d’Asile -FAREAS-

Elle propose aux requérants d’asile ou admis provisoirement en Suisse trois mois de cours et d’ateliers de formation professionnelle.

22. Entrée des Jeunes dans la Vie Active -EJVA-

Cette structure mandatée par le Conseil d’Etat a comme but d’intervenir dans la transition entre école et métier en informant jeunes, parents et professionnels des mesures actives existantes. Formé par plusieurs structures déjà engagées sur le territoire vaudoise, le Conseil EJVA a donc le mérite d’entamer, dans le marasme généralisé de l’aide à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, des premiers actes de coordination et de collaboration.





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