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Vaud - Parc de Milan : Quiz-Stop au racisme

Dans les journaux, on peut souvent lire qu'en Suisse, le racisme est un problème qui tend à s'aggraver. Mais quelle est la définition exacte de ce terme ? On entend parfois des gens dire:
"Les étrangers vivent aux frais des Suisses".
Est-ce vrai ?
Malgré la fréquence à laquelle le thème de l’immigration est abordé dans les médias, toutes les personnes qui ont participé au quiz ont fait des erreurs.
 
Le 4 avril 2008, le Kiosque-caravane « Stop au racisme » est livré à la Maison de Quartier sous-gare à Lausanne. Nous prenons alors connaissance du matériel mis à disposition par l’association Juko dans la caravane et réalisons qu’il ne sera pas suffisant pour mener les actions comme nous l’entendons. Commence alors un travail de prises de contacts avec diverses associations ou institutions à même de nous fournir des dépliants ou des informations que nous diffuserons par la suite durant notre action. Nous réfléchissons ensuite sur un moyen d’attirer la population vers la caravane et optons pour un quiz . Avec la collaboration d’un ami graphiste, nous mettons sur pied quatorze panneaux de format A3, composé chacun d’une question à choix multiple sur le thème de l’immigration et de la multiculturalité. L’objectif étant de combattre certaines idées reçues sur ce thème et de déconstruire certains préjugés.

                                        

Le mercredi 16 avril, la météo nous sourit enfin et nous nous rendons sur la place de Milan. Les panneaux du quiz sont disposés autour de la place de jeux. La présence de ces questions interpelle les passants, mais cela s’avère insuffisant à les faire venir à la caravane. Nous allons alors à la rencontre des personnes pour les informer de notre démarche, leur indiquer les activités que nous proposons cette après-midi, et les inviter à partager un verre de sirop. Les enfants furent les premiers à nous interpeler en nous demandant ce que faisait cette caravane sur la place de Milan. Nous les invitons alors à prendre connaissance des bandes dessinées et des livres mis à disposition dans la caravane et leur proposons de confectionner un badge.
Des filles, enthousiasmées par les activités que nous proposions, se sont proposées pour aborder les gens et les informer de notre action. Petit à petit, leurs parents viennent également voir ce qui se passe dans cette caravane Tous ont constaté la présence de questions autour de la place de jeux, et nous les invitons à suivre le parcours dans son ensemble. Toutes les personnes qui ont participé au quiz ont fait des erreurs, malgré la fréquence à laquelle le thème de l’immigration est abordé dans les médias. Une dame se rend compte de sa méconnaissance du sujet et nous demande où elle peut s’informer. Elle a depuis repris contact avec nous pour obtenir les questions et les réponses du quiz. Dans tous les cas, ces rencontres ont donné lieu à des discussions. Une bénévole de la Fareas nous permet de discuter de la prise en charge des requérants d’asile. Un père consulte des ouvrages et en parle avec ses enfants.

                                            

Le mercredi suivant, le temps nous étant à nouveau clément nous renouvelons notre action. Ce fut à nouveau le bouche à oreille et la prise de contact avec les parents présents sur la place de jeux qui facilitèrent le succès de notre démarche. Nous fûmes toujours bien accueilli. Le fait d’être à nouveau sur le même lieu a permis à d’autres personnes de participer à cette action et à certaines personnes de revenir nous parler, de faire part également d’actes racistes dont ils sont victimes, de nous informer sur les démarches judiciaires qu’elles entreprennent quand elles portent plainte. La confection de badge est une activité qui a à nouveau extrêmement bien marché et qui a permis de faciliter le contact tant avec les enfants que leurs parents. Ces après-midi nous ont permis de toucher un public principalement familial et les échanges que nous avons eu nous ont permis d’informer tout en s’informant.




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