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rencontre de Bluette Staeger, du comité de St Jean
Un article de Fanny Szabo-Sanchez, Mathieu Walker et Audrey Martignier

« Le militantisme permet d’avoir un réseau de gens qui ont quand même des idées qui nous rejoignent ».
Le rôle citoyen des associations est un sujet vaste lorsqu’on le prend au premier abord. Cet article relate les pensées de Bluette Staeger que nous avons rencontrée à la Maison de Quartier de Saint-Jean (MQSJ). Elle est investie dans la société notamment, au travers d’associations œuvrant à Genève et à l’étranger. Elle a créé une association acheminant des livres au Burkina Faso. Elle est écrivain public et poétesse engagée sur différents fronts. Selon elle, l’associatif a une valeur essentielle. Il joue un rôle fondamental car il « amène une certaine vie sociale ».
Durant sa jeunesse, Mme Staeger était déjà très engagée.
Lorsqu’elle est devenue mère, elle s’est moins investie dans la vie associative. Une fois son fils adolescent, elle a commencé à s’impliquer dans son club de basket. Plus tard, elle a poursuivi son engagement dans d’autres associations comme la maison de quartier.

Dans cette dernière, elle a intégré la commission ados. Pourquoi cette commission ? Ayant un fils adolescent, elle est sensible aux problématiques rencontrées par cette génération. Plus globalement, elle s’interroge sur les dynamiques sociétales. C’est pourquoi, elle s’est également engagée dans la commission des ainés et dans le comité de la maison de quartier.

Mme Steager crée également des spectacles, une passion qu’elle a réussi à concilier avec son engagement dans la vie associative. En effet, sa passion est mise en exercice lors de la fête de la musique.

Plusieurs idées peuvent ainsi émerger par sa passion du spectacle ou de la poésie engagée lui permettant alors de militer. Ces actions peuvent ainsi réunir plusieurs personnes et comme le dit Mme Staeger : « le militantisme permet d’avoir un réseau de gens qui ont quand même des idées qui nous rejoignent. »

La bonne communication entre l’équipe d’animation socioculturelle et le comité permet à la maison de quartier de fonctionner de manière enrichissante et conviviale. De plus, cette collaboration donne aussi un sentiment de partage et d’écoute. Ainsi, chacun a la possibilité d’avoir un droit de parole auprès du comité. Chaque personne peut ainsi proposer des projets qui lui tiennent à cœur et, en conséquence, amener une vie animée dans le quartier ou du soutien à toute personne dans le besoin.

Ainsi, les associations sont importantes pour les habitants du quartier. Celles-ci leur permettent d’avoir à proximité un réseau social.

C’est tout naturellement que Mme Staeger nous a parlé des bénévoles, acteurs indissociables des milieux associatifs. Son regard les concernant est partagé. Elle trouve que ces derniers sont utilisés par les associations qui pourraient les payer afin de valoriser leur travail au lieu de leur fournir uniquement un certificat. Dans certains cas, la fonction des bénévoles amène quelques discordes au sein du personnel car les employés se sentent menacés au niveau de leur emploi. Ils voient les bénévoles comme des concurrents.

Ces dissensions sont moins courantes dans les maisons de quartier selon Bluette, car elles emploient des animateurs formés par une haute école.
Au contraire, certaines associations employant des personnes ayant fait peu d’études ont quelques difficultés à faire coordonner ces deux statuts, celui d’employé et de bénévole.

Bluette Staeger a encore abordé le cas de certains bénévoles qui, lorsqu’ils se voient confier des responsabilités, ont tendance à se prendre pour des petits chefs. Les bénévoles changent involontairement leur comportement causant ainsi certains désaccords tant auprès des employé qu’auprès des autres bénévoles. « La vie sociale n’est pas évidente pour tout le monde » comme le résume si bien Mme Steager.

Pour Bluette Stager, « l’associatif est vraiment une valeur ». Le monde associatif n’est pas encore amené à disparaître. Si chacun y met du sien avec de la motivation, les associations devraient pouvoir vivre encore de nombreuses années. Car celles-ci devraient permettre aux personnes souhaitant s’épanouir de s’y engager, d’amener des idées novatrices ou d’accéder à un réseau social. Il existe d’ailleurs une « recette magique » : Si une association possède des personnes motivées et un bon fonctionnement interne et externe, tout le monde sera mis en valeur et se sentira écouté, donc pris en compte.


Notre réflexion :
Nous nous sommes interrogés et avons questionné notre interlocutrice concernant la mobilisation des citoyens. Nous sommes partis de l’hypothèse que ce sont souvent les mêmes personnes qui se mobilisent ou se sentent impliqués.
Bluette nous a un peu éclairés. Comme dans son exemple, il arrive régulièrement que des parents dont les enfants fréquentent la MQ ne s’impliquent pas immédiatement dans un comité par exemple. Leur implication n’intervient que plus tard.
Un autre exemple concerne l’implication des ainés. Ceux-ci investissent, et proposent même des activités expertisées par eux-mêmes. Ils les proposent ensuite à la MQ.

Une implication dans le milieu associatif peut amener un enrichissement personnel. Il est donc important d’avoir un lieu qui sert de rassemblement tel que la maison de quartier. Cette dernière propose aux citoyens de s’investir. L’utilité des travailleurs sociaux est d’amener un encadrement propice à la bonne marche d’un processus associatif.






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