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Evalutation : qualitatif ou quantatif ?

« comment rendre compte – sens propre et figuré – de nos actions »

 

Ce compte rendu présente les constats partagés, les préconisations.

 

Une douzaine de personnes de provenance éclectique ont participé à ce débat :

 

* Etudiants du Valais
* Association camp de vacances Genève
* Centres de loisirs de Renens,  Lausanne,  Genève  et des TSHM
* Cadres HES GE & Animation jeunesse suisse alémanique
* Etc.

  

1. Constats & Echange de situations

 

Les centres de vacances à Genève (CPV, Caritas, etc) ont des contrats de prestations comportant presque essentiellement des données quantitatives en termes de nuitées. Les aspects qualitatifs ou concernant la mission (pédagogie, liens, émancipation, débrouillardise, etc.) sont peu ou pas pris en compte.

 

* Risques :
o Nuitées non atteintes = baisse de subvention.
o Forme de concurrence entre les lieux.
o Tendance à proposer des camps à succès (cheval, voile) induisant des coûts qui excluent les plus précaires au détriment des simples camps de vie collective qui se remplissent plus difficilement.
o Perte des missions premières des organismes concernés.

 

Les centres socioculturels genevois (FASe) rendent compte de leurs actions via différents outils qui sont autant de compliqués compromis, et qui dépendent tant de vagues critères, que du public mal défini auxquels ils s’adressent, que des plus ou moins bonnes compétences des animateurs-trices.

* Le tout est très insatisfaisant et chronophage.
* Dans le registre des données quantitatives, on dénote un grand nombre d’aberrations, exemplaires du fait que les chiffres disent bien peu des actions. Il n’y a pas de volonté de rendre ces données moins incohérentes - si cela était possible - (car tant qu’elles sont aberrantes, personne ne pourra rien en faire !).

 

 Un petit centre à Renens dispose d’un outil d’évaluation qui convient à l’interne, mais cet outil ne sert actuellement pas pour rendre compte auprès des financeurs :

* EMOF (Environnement, Menace, Opportunité, Faiblesse).

 

Via la Fondation animation jeunesse en suisse alémanique nous prenons connaissance d’un outil d’évaluation :CRIQ

 

Le pôle HES et la Plateforme romande  lancent un autre processus, en 3 étapes : 

1. réunir modèles, méthodes, outils d'évaluation

2. organiser un colloque scientifique pour élargir encore l'éventail des démarches possibles
3. dégager un modèle d'autoévaluation pertinent.
  

Autres points abordés :

* Le new public management est issu du monde de l’armée et de l’entreprise productiviste. Il faut proposer un autre langage, d’autres formes pour mieux rendre compte des actions, notamment socioculturelles.

 

2. Dans l’idéal

 

* Que les politiques deviennent CONVAINCUS que les données quantitatives sont insuffisantes & considérent l'importance de mener un travail sur la durée  & considèrent la rentabilité de l'investissement en termes de prévention, de retombées sociales et socioculturelles.
* S'associer à quelqu’un d'extérieur qui puisse dire/voir (sociologue, par exemple)
* Soigner la dimension de l’écriture
* Trouver des mots, des formes qui puissent dire l’invisible des valeurs et des actions

 

 3. Propositions

 

* La formation des travailleurs sociaux doit inclure la question du langage  & de l’expression politique/poétique/par l'image/le théâtre des protagonistes (travailleurs, Associations, public).
* Débat : s’adapter et/ou adapter le langage & les formes en vigueur ?
o Dans le cadre des formations « apprendre à parler aux politiques

et à nommer  nos missions et nos actions » (quel langage auprès de quel interlocuteur)
o Utiliser les mêmes données statistiques mais leur faire dire autre chose
o Maîtriser le même langage à notre profit
* Se renseigner et/ou rejoindre les groupes qui travaillent déjà sur l’évaluation (niveaux terrain ; romand ; national)
* S’appliquer à joindre à nos Rapports des données images ou autres qui disent l’indicible.
* Partager ce qui existe de satisfaisant au yeux de certains (EMOF ; CRIQ ; FORS)
* Charte commune dans le cas de contrat de prestations, mais qui inclut missions & valeurs communes

 

Contacts : 

 

 Anouk Douzelot 

Catherine Rothart

Isabelle Meuwly 

Aline Gralimund

Julia Gampert 

Elodie Dederding

Nicola Daenzer 

 
L'échange s'est poursuivi l'après-midi...

 



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