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Développement durable

Le développement durable et l'animation socioculturelle

 

Dans les médias, nous entendons sans cesse des discours contradictoires sur l’état de nos ressources et les solutions que nous avons à disposition. Alors que certains nous parlent des éoliennes et des panneaux solaires comme LES solutions du futur, d’autres nous montrent le «mauvais côté» de ces technologies. Alors, qui croire? Comment être des citoyens responsables? Quelle place prendre dans le développement durable en tant qu’animateur socioculturel? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre dans cet article.

 

  • Quels enjeux?

Lorsque l’on parle de développement durable, les gens pensent souvent que le but est de sauver la planète. L’enjeu n'est pas que là, il en va de la sauvegarde de l'espèce humaine. En effet, nos actions endommagent l’environnement, mais, si l’on continue à fonctionner de la sorte, nous disparaîtrons bien avant que notre Terre ne meure. Il faut que les gens prennent conscience qu’il est possible de vivre différemment, en respectant mieux l’environnement mais aussi en se respectant mutuellement. Le développement durable n’est pas, comme on pourrait le croire, un simple mouvement à la mode ou une lubie de quelques «bo-bo», il vise un changement d’attitude envers notre planète pour un futur meilleur et plus social.

 

Le changement en vue de vivre de manière durable est souvent associé à une régression. Pourtant il est tout à fait possible de vivre différemment et même mieux. Le changement, c’est l’évolution.

 

A ce stade, il est important de clarifier le terme « développement durable ». En effet, comme nous l’a fait remarquer Mme Camille Bierens de Haan, fondatrice d’EcoAttitude, ce terme n’est qu’une mauvaise traduction de «Sustainable development». En anglais, tout comme en espagnol («desarrollo sostenible»), en italien («sviluppo sostenibile») et dans beaucoup d’autres langues, le terme utilisé est « développement soutenable ». En effet, le développement ne peut être durable, car nous avons déjà franchi un point de non-retour. Il est donc plus juste d’utiliser le terme « soutenable ».

 

  • Et l’animation dans tout ça ?

Les animateurs socioculturels devraient avoir un rôle d’informateurs : faire de la prévention, de la promotion et rendre accessibles toutes les informations nécessaires à une consommation durable. Ils peuvent également s’engager dans différents secteurs qui existent déjà, aider à les développer et à les promouvoir. Ils auraient par exemple une place dans l’agriculture de proximité et les éco-quartiers, afin de favoriser la mobilisation citoyenne, faire de la médiation entre les citoyens et les politiques. Il y a aussi toutes sortes de coopératives et d’associations qui travaillent de manière responsable et durable, et où nous aurions notre place. Ce domaine est encore peu développé, mais a un grand potentiel. C’est à nous de valoriser notre rôle et d’y créer notre place.


Les animateurs qui désirent travailler principalement dans ce domaine vont devoir se lancer, et oser. Ils vont devoir prendre le risque d’essayer, de se tromper, de modifier leur action, mais aussi de réussir. Ils vont devoir se construire un réseau solide et défendre leur légitimité. La chose la plus importante sera de mobiliser les populations, car le changement ne se fera que si les gens se sentent directement concernés. La situation ne pourra évoluer que par la mobilisation citoyenne.


Dans les institutions qui ne travaillent que peu ou pas avec le développement durable, c’est à nous d’introduire cet aspect important : parler du tri des déchets, du bénéfice d’utiliser les transports publics, de l’économie des ressources, etc. De cette manière, nous encourageons les gens à effectuer quelques petits gestes au quotidien. Bien que cela ne soit pas grand chose, il s’agit déjà d’un début et, comme le dit le dicton : « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

 

  • Pensons notre futur

Un des enjeux principaux est la prise de conscience nécessaire de la population. Comment favoriser celle-ci? Comment amener les gens à changer et à s’intéresser de plus près à cette problématique? Et, une fois que cette lucidité sera présente, comment accompagner les gens dans une démarche citoyenne ? Quels réseaux et partenariats mobiliser ? Le changement est indispensable, mais par où commencer ? Comment choisir les priorités ?


Concernant plus précisément le secteur de notre profession, nous nous demandons comment revendiquer notre place en tant qu’animateurs socioculturels dans le domaine du développement durable. Quels éléments mettre en avant pour prouver notre légitimité?


Le champ à développer est immense, mais y aura-t-il suffisamment de personnes prêtes à s’engager et à donner leur énergie dans un secteur où beaucoup est encore à accomplir? Parfois, il est tellement plus simple de prendre une place qui est déjà toute faite, alors que, dans ce cas, il va falloir se battre pour s’en construire une.





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