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Champ de l'insertion

 

Jeunes en difficulté : une réalité affrontée

 

L’un des enjeux importants aujourd’hui pour les communes Genevoises est le sort de ses jeunes habitants. En effet, de plus en plus des 15-25 ans sont en rupture sociale au sortir de l’enseignement obligatoire et peinent à s’insérer dans le tissu social. La solution mise en place est généralement l’aide à la réinsertion par le travail. Petit tour d’horizon des causes et des moyens mis en œuvre pour y remédier.

 

Que ce soit à la suite de problèmes familiaux, de problèmes de délinquance, de décrochage scolaire, de situation de chômage, de nombreux jeunes se retrouvent à venir chercher l’aide de structures sociales spécialisées.

 

Afin de se rendre compte du travail effectué, nous avons été à la rencontre de différents professionnels de l’aide à la réinsertion œuvrant au sein de structures communales.


Il en existe de nombreuses dans chaque commune, mais celles que nous avons rencontrées sont : Projet Emploi Jeune (Carouge) ; Service des affaires sociales (Carouge) ; Accompagnement à l’insertion socioprofessionnelle ; Antenne Objectif Emploi (Meyrin).


Tous ces professionnels travaillent dans le même but, mais avec des outils différents. Leurs qualités communes sont l’écoute et la connaissance du terrain professionnel, c’est notamment grâce à leurs réseaux et leur polyvalence que la meilleure aide pourra être apportée.

 

Le rôle des animateurs socioculturels est d'être le lien entre les jeunes et la société. Ils ont une place privilégiée, car ils sont en contact avec les jeunes, mais leur statut « d’adulte professionnel » ne représente ni l’autorité, ni la famille. Dans un premier temps, ils travaillent à redonner aux jeunes de la confiance en eux, au travers des petits jobs ou d’occasions ponctuelles qui leur permette ainsi de s’inscrire dans la société civile. C’est avant tout cette possibilité de se reconstruire qui est au cœur de leur travail.
Dans un deuxième temps, un travail avec le jeune est effectué et un projet d’insertion personnalisé est élaboré. Le plus souvent, l’accompagnement a pour but de déboucher sur un stage et/ou un emploi. C’est là que se situe tout l’équilibre de ce travail : faire émerger chez les jeunes une motivation suffisante qui leur permettent de travailler, puis acquérir la confiance des employeurs afin qu’ils leur donnent une chance de se réinsérer. En effet, une tendance qui se dessine est le partenariat avec la société civile. Le fait que le jeune soit encadré par une structure professionnelle motive et rassure les patrons, ce qui peut encourager l’embauche.

 

Un bon exemple : Carouge

Population mêlée, quartiers contrastés, réalités différentes, entre le vieux Carouge et les tours, différentes appartenances sociales et culturelles se côtoient. Comme beaucoup de communes, le nombre d’habitants augmente chaque année. De nouveaux quartiers sortent de terre et apportent leur lot de personnes en difficulté.


C’est dans cette réalité que s’insèrent le Projet emploi jeunes et le Service des affaires sociales de la ville de Carouge. Ces deux services permettent un encadrement des personnes en difficulté. Les jeunes bénéficiaires de ces structures sont beaucoup à être sortit d’un processus de formation. Dans de nombreux cas cela est lié aux parcours institutionnels, à de mauvaises orientations ou à des contradictions dans l’organisation du système. Il s’agit alors pour les différents services de leur permettre d’y voir plus clair dans ce qui existe et de remettre le pied à l’étrier du monde du travail.


Réduction des inégalités : réalité ou utopie ?

Les causes de rupture sociale sont nombreuses et ne cessent d’augmenter, surtout en période de crise économique qui touche également la Suisse. L’accroissement de la population, la pénurie de logement, la hausse du chômage, l’augmentation des exigences de savoir-faire, les difficultés d’intégration des populations migrantes sont des causes qui se répercutent particulièrement sur les jeunes qui représentent des populations fragiles.

 

Aujourd’hui, les communes prennent conscience de cette problématique et réagissent en créant de plus en plus de structures sociales. Le fait que ces réalités ne soient plus ignorées est un pas en avant vers une réduction des inégalités. Cependant, ce travail ne pourra jamais apporter autant de solutions qu’il y aura de problèmes.


Castiglione Julia
Magnin Isabelle
Newell Saskia
Pradas Dorcas
Wahrenberger Willy





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