recherche
anim.ch > Documentation thématique > Apports d'étudiants > 2012_Cohésion sociale, étude à Carouge > Champ des personnes âgées
  
login
pass
  
Champ des personnes âgées

 

Les aînés Carougeois ont de l'avenir!

 

Jacques Brel décrit dans sa chanson « Les vieux » des personnes âgées glissantes vers leurs derniers jours, plongées dans leurs souvenirs ! En 1963, cette vision pouvait se comprendre. Mais qu’en est-il aujourd’hui, près d’un demi-siècle plus tard ? Le passage à la retraite ne serait-il pas le défi d’une nouvelle jeunesse ? Sûrement ! Mais pour cela, il faut s’y préparer ! Soi-même évidemment, mais la société et ses membres ont le devoir d’y contribuer ! Voilà ce qui ressort de notre enquête sur l’intervention et la politique des ainés, vivant à domicile, menée par la ville de Carouge à Genève.

 

 

En juin 2011, les autorités carougeoises, soucieuses de choyer leurs séniors, engagent Pierre Orelli travailleur social en charge des aînés et des contrats de quartier, pour mener à bien une nouvelle politique sur l’ensemble de la commune.

 

Premier constat, à Carouge comme ailleurs, malheureusement, beaucoup trop de personnes âgées vivent en situation d’isolement. Comment cela se fait-il dans cette cité si célèbre pour sa culture et sa vie communautaire débordante ! Comment peut-on, dans ces conditions, se retrouver isolé ? Le nouveau chef de projet leur a donné la parole, simplement ! Les principales raisons de l’isolement sont : l’éloignement familial, la disparition de contacts professionnels lors du départ en retraite, les décès ou les déménagements d’amis et, non des moindres, le mauvais aménagement de l’espace public pour des personnes dont la mobilité se réduit.

 

Le dernier point est actuellement en cours d’analyse par les aînés eux-mêmes et le service social de la ville : ici ce trottoir est trop haut, là ce passage piéton trop long, il n’y a pas de bancs publics sur ce secteur, etc. Il est toujours mieux de demander l’avis des intéressés plutôt que d’imposer sa manière de faire et de voir qui n’est, souvent, pas objective. Certains politiques feraient bien de s’en souvenir de temps en temps…

 

L’effritement et la disparition du lien social, qui peuvent être liés au point précédent, est plus difficile à gérer selon P. Orelli et les acteurs de son réseau. Certes, son service envoie régulièrement aux aînés la liste des associations communales où le lien pourrait se tisser, mais il est parfois difficile de faire le premier pas et d’intégrer un groupe ‘’d’inconnus’’. Que faut-il faire alors ? Uniquement se reposer sur une poignée de professionnels débordés par l’ampleur de la tâche ? Non ! Chaque personne, chaque voisin, chaque ami, chaque famille, chaque anonyme détient une partie de la solution ! Inviter son voisin de palier à prendre l’apéro, donner un coup de téléphone, proposer de l’aide pour les courses, discuter avec la personne mangeant seule à la table d’à côté ou faisant la queue à la poste, demander un conseil en bricolage au voisin, bref, toutes ces petites choses de la vie de tous les jours peuvent contribuer à briser l’isolement ! Alors, vous qui lisez cet article, pensez-vous pouvoir faire plus pour les aînés qui vous entourent ?

 

P. Orelli, les animateurs du centre d'animations pour retraités, le personnel des EMS, des foyers de jour, bref, tous les professionnels qui œuvrent, de près ou de loin, pour le bien-être des aînés, accomplissent un travail admirable avec, souvent, peu de moyens. Ils œuvrent pour une cohésion sociale digne de ce nom ! Mais ils ne sont pas les seuls à en détenir la clé. Chaque membre de la société peut également amener sa pierre à l’édifice, alors :
 


A vous de jouer !

 

 

 

 

Alyssa Ben-Hamadi, Tatiana Clerc, Julie Aebischer, David Orellana et Renaud Schnegg

22 juin 2012





← retour

autres éléments (5) dans "2012_Cohésion sociale, étude à Carouge":