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Projet de Charte romande de l'animation

Voici le projet de Charte qui sera présenté et mis en discussion jeudi 18 mai après-midi à Bussigny.

Un FORUM  ci-dessous  est ouvert à vos retours, réflexions, suggestions de compléments ou d'ajustements...

 

 

Charte Romande de l’animation socioculturelle

 

L'animation socioculturelle

L'animation socioculturelle est un champ du travail social qui promeut des actions sociales et culturelles au service de la collectivité. Elle vise à améliorer le vivre ensemble, la participation et la citoyenneté. Elle défend ainsi la qualité de vie des individus et de la population dans son ensemble en accord avec leurs besoins et leurs droits.

Au travers de son action, elle organise et soutient des activités qui puissent  mobiliser des groupes et des populations en vue d'un changement social. L’animation participe ainsi au renforcement des compétences des individus, en appliquant l'un de ses principes fondamentaux : la libre adhésion des publics à ses actions.

L’animation socioculturelle facilite les liens entre les différents groupes sociaux et favorise l'intégration sociale et la solidarité. Ainsi, elle encourage les prises de conscience d'identités collectives et valorise la diversité culturelle et sociale.

 

Valeurs de l’animation socioculturelle

L’animation socioculturelle est guidée par des valeurs humanistes, démocratiques ainsi que par les droits humains.

L’action de l’animation socioculturelle s’appuie sur :

 

  • LE RESPECT
    • Respect des libertés individuelles et collectives
    • Libre adhésion
    • Empathie
  • L’OUVERTURE
    • Acceptation et valorisation des différences sociales et culturelles
    •  Intégration et valorisation des minorités
    • Ecoute
  • LA CITOYENNETE
    • Droit de participer
    • Soutien à l’autodétermination
  • L’EQUITE SOCIALE
    • Egalité des droits et des chances
    • Accès à la culture et aux loisirs
  • L’ALTRUISME
    • Partage
    • Solidarité
  • L’HEDONISME
    • Plaisir
    • Loisirs
  • LA PARTICIPATION
    • Libre adhésion

 

Logiques d’action  

Les actions de l’animation ne sont pas nécessairement définies par une problématique, une discrimination ou une injustice propre à certains groupes. Ainsi, au delà d’une réponse à un problème, l’animation socioculturelle postule que chaque individu est en mesure d'affirmer sa place dans la société. En somme, à exercer un pouvoir et à co-construire sa vie et celle de son groupe vers un mieux-être collectif.

 

De plus, l’animation socioculturelle intervient auprès d’un public vaste dans une société en constante évolution[1]. Ainsi, les champs d’intervention de l’animation socioculturelle et les pratiques de terrain sont divers et variés[2], il existe cependant des logiques d’action communes :

 

1.  L’action de l’animation socioculturelle prend forme dans une dynamique de participation libre et volontaire, elle se fonde sur les compétences et les ressources des individus et des groupes sociaux. Elle valorise l’empathie autant comme un outil pour les professionnels que pour les publics afin de rendre chacun acteur de la cohésion sociale. 

 

2. L’action de l’animation socioculturelle s’inscrit dans la durée, en contact étroit avec les réseaux dans lesquels elle évolue. Elle agit à long terme sur les relations et le lien social et accorde autant d’importance au processus qu’à la finalité de son action.

 

3. Par son contact et ses liens privilégiés avec les individus auprès desquels elle travaille, l’animation socioculturelle participe à identifier des fonctionnements, des besoins et problématiques. Elle joue un rôle de relais médiateur et participe à l’établissement de nouveaux rapports entre les différents acteurs : politiques, administration, institutions, société civile, tissu associatif, citoyens, habitants, etc.

 

4. Evoluant vers une mise en valeur des potentiels créatifs et rassembleurs des individus et des groupes, l’animation socioculturelle se distancie des discours normatifs et sécuritaires. Elle travaille à la mise en place de lieux d’expériences, de connaissances, de rencontres et de liberté. Ainsi chacun, s’il le désire, peut devenir acteur d’un contexte social en changement constant avec les droits et devoirs qui en découlent.

 

5. En adéquation avec les notions relevées ci-dessus, l’animation socioculturelle participe à renforcer le principe de subsidiarité, postulant que la collectivité et ses membres, dans une dynamique locale, sont à même de nommer leurs besoins et aspirations de changement. En ce sens, l’animation socioculturelle se distancie d’une logique de prestations qui ne prend pas en compte les besoins et les observations  du terrain.

 

 

« L’animateur s’apparente à un acupuncteur qui stimule les mécanismes d’auto-guérison de l’organisme plutôt qu’à un médecin prescrivant un médicament qu’il est le seul à connaître. Cette distinction est décisive puisque l’utilité d’un projet se mesure surtout aux effets qu’il déploie au-delà de son cadre temporel. »

Lettre ouverte, Assemblée Générale des animateurs de la Fase, 2008.

 

 

Textes de références 

 

  • La Charte cantonale des centres de loisirs et de rencontres, maisons de quartier, jardins Robinson et terrains d'aventures du canton de Genève (1993)
  • La charte lausannoise de l’animation (1995)
  • Référentiel de compétence de l’animation socioculturelle (2001)
  • Charte du travail social « hors murs » (2005)
  • Lettre ouverte, Assemblée Générale des animateurs de la FASE (2008)
  • Déclaration pour l’animation socioculturelle : Affirmer une continuité historique et affronter les défis actuels. rédigée par un collectif d'enseignants de la HETS Genève (2011)
  • Charte valaisanne de l’animation socioculturelle (2012)
  • Les fondamentaux de l’animation socioculturelle, un regard de professionnels-elles (2013)

 

Ont contribués de près ou de loin à l’élaboration de ce premier texte :

Sabrina Babecki, Rodolphe Balmer, Aline Blanchard, Gaëlle Bianco, Nicolas Corbaz, Céline Ercolano, Virginie Guisan, Swan Kuhn, Séraphine Mettan, Manon Migy, Lydie Morattel, Loïse Pignat, Gordana Ristic, Pascal Suppa, Annie Surdez, Christophe Thétaz, Pierre Troillet et Alexandre Widmer.

 

[1] Tel que : enfants, adolescents et jeunes adultes, personnes en situation de handicap, habitants de quartiers, personnes âgées, migrants, personnes en situation de vulnérabilité, acteurs culturels…

[2] Enfance et jeunesse, culture, tourisme, sport, milieu associatif, médicosocial, vieillesse, développement durable, milieu carcéral, migration, handicap…





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